10 ans de guichets fermés en 10 dates

En 10 ans de matchs à guichets fermés, le Stade Rochelais a connu de nombreux événements. Des victoires à l’arrachée, des agrandissements structurels ou encore des icônes du vestiaire à mettre en lumière. Focus sur 10 chiffres marquants.

1 – 2 janvier 2016 : le premier d’une longue série

En ce début d’année 2016, le stade Marcel Deflandre enregistre son premier match à guichets fermés, deux ans après sa remontée en Top 14. Un match accroché mais remporté 25-21 face à Castres grâce à une pénalité de Zack Holmes à la 70e minute. C’est surtout le début d’une série fondatrice.

3 – Un triplé légendaire

Le samedi 9 septembre 2017 marque un tournant dans la carrière de l’ancien ailier Gabriel Lacroix. Comme en 2016, après une défaite à l’extérieur, la machine se remet en marche et l’ailier de poche (1,71 m pour 80 kg) se distingue par un triplé, dont un premier essai au bout de 40 secondes de jeu seulement ! Le décor est planté, l’enchaînement l’est tout aussi. En sortie de mêlée dans ses 22 mètres, Balès éjecte pour Holmes puis Botia accélère et décale Jordaan. Le centre sud-africain franchit sur une vingtaine de mètres, redouble avec le Fidjien et transmet rapidement à Lacroix qui file à toute vitesse dans l’en-but après une course de 50 mètres. Il inscrira deux autres essais (19e et 41e) pour étoffer le succès des siens (51-20). C’est aussi un retour en grâce pour celui qui était resté muet pendant huit mois.



3 bis – Un virage important pour devenir un grand d’Europe

En 10 ans, la capacité du stade Marcel Deflandre s’est agrandie à trois reprises, pour devenir un des plus gros stades de Top 14 et conforter l’assise du club à la caravelle sur le rugby français. Les premiers guichets fermés ont été vus par 15 000 spectateurs pendant 21 matchs avant 2017, 16 000 fidèles ont ensuite pu admirer les nouveautés de leur antre à partir du 9 septembre 2017 (58 matchs), pour dépasser cette barre symbolique et ajouter 700 places durant quelques mois (26 matchs). Le palier des 18 000 chanceux a été atteint cette saison, le 13 septembre 2025 pour la réception de Clermont. Des agrandissements qui n’auront jamais inquiété la série de guichets fermés.

4 – Gagner petit pour devenir grand

Nous sommes au début de l’année 2023, le 14 janvier précisément. Les Jaune et Noir reçoivent l’Ulster, sous une pluie battante et beaucoup de vent. Une rencontre fermée, des difficultés à ouvrir tant les conditions sont dantesques. Les Irlandais, après plusieurs échecs au pied, débloquent leur compteur à la 64e par Nathan Doak. Les Maritimes sont fébriles mais une lumière divine va arriver au bout du bout. Joel Sclavi, entré depuis la 10e minute en remplacement de Paiva, blessé, s’écroule dans l’en-but à la 81e minute et fait exploser Marcel Deflandre, malgré le vent et la pluie (7-3). Quatre points d’écart au score mais surtout quatre points primordiaux pour la suite de la compétition dont on connaît l’issue victorieuse.

50 – La 50e façon néo-zélandaise

Le 12 octobre 2019, le club à la caravelle célèbre déjà son 50e match à guichets fermés. Un vent de bonheur a déferlé sur Marcel Deflandre pour emporter Brive avec une victoire nette 41-17 et trois essais signés notamment par les célèbres kiwis rochelais Victor Vito, Tawera Kerr-Barlow et l’actuel ouvreur Ihaia West.

80+1 – Un finish fulgurant

Le 1er avril 2023 se joue un huitième de finale de Coupe d’Europe à domicile face à Gloucester. Comme le match de poule contre l’Ulster, cette rencontre est également sous très haute tension tant l’issue est incertaine. Mais à la conclusion d’un beau mouvement initié par Kerr-Barlow et un décalage de Dulin, Teddy Thomas reçoit le ballon à dix mètres de la ligne pour mystifier trois défenseurs anglais et offrir la qualification in extremis en quart de finale (29-26). Le stade exulte et souffle un bon coup, l’année 2023 aura été riche en rebondissements !

99,5 – Un stade presque en ébullition

99,5 %, c’est le taux de réabonnement sur 10 ans. Tout simplement incroyable et véritable marqueur d’un public fidèle en Charente-Maritime. Des spectateurs qui n’hésitent pas à venir parfois de loin. Avec les années, Deflandre est devenu une vraie cocotte minute prête à exploser à chaque instant.

100 – Un cap symbolique

Pour célébrer le 100e match consécutif à guichets fermés de La Rochelle, quoi de beau mieux que la réception de l’éternel rival toulousain ? Le show lumineux et les 100 danseuses au milieu du terrain n’ont pourtant pas inspiré les Rochelais, qui se sont imposés par une victoire étriquée 22-19 face aux jeunes espoirs rouge et noir. La fête a failli être gâchée !

112 – Une série toujours en cours

Dimanche dernier, c’était une autre histoire. La 112e rencontre où Marcel Deflandre affichait complet a largement tourné en faveur des locaux avec une démonstration 66-0 face à la jeune garde toulonnaise. 112, c’est donc la série qui continue de croître au fil de la saison. Jusqu’où va-t-elle aller ?

213 – L’union de deux monuments

Comment ne pas terminer par un dernier nombre marquant de l’Histoire du Stade Rochelais pendant cette décennie. Uini Atonio (119 matchs) et Levani Botia (94 matchs) sont les deux derniers rescapés depuis ce premier match contre Castres en 2016. Ils cumulent ainsi 213 matchs connus à guichets fermés à eux deux. Une vraie prouesse, bravo messieurs !

Crédit photos : Stade Rochelais