Lundi dernier, nous avons eu la chance de recevoir en live sur notre chaîne YouTube, Valentine Lothoz, l’ailière internationale du Stade Rochelais et désormais championne de France d’Élite 2. Elle revient sur le sacre des féminines.
Ça fait quoi d’être championne de France ? Qu’est-ce que vous ressentez ?
C’est tout nouveau pour moi, je suis très fière d’avoir remporté ce championnat et très fière de cette équipe, d’avoir vécu ces émotions avec les filles. On a un gros collectif, que ce soit le staff et les joueuses. C’est vraiment une grande fierté.
Comment avez-vous préparé cette finale avec le groupe ?
Que ce soit joueuses, staffs ou dirigeants, tout le monde était pleinement investi pour le collectif. On sentait vraiment un groupe uni, fort. On s’est bien entraîné durant la semaine et ça a porté ses fruits sur le terrain. Le début de match était compliqué, on jouait face au vent. Nos adversaires nous ont baladées au pied. Grâce à un gros travail de nos avants, on a réussi à se remobiliser et à faire le boulot collectivement.
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À partir du moment où vous êtes revenues au score, avez-vous senti l’adversaire flancher ?
On ne s’est pas concentré sur l’adversaire, on s’est vraiment concentré sur nous-mêmes. On est resté focus tout le long du match, l’ouverture du score de nos adversaires ne nous a pas perturbés. Dans nos têtes, on n’avait pas envisagé de perdre ce match.
Vous avez enchaîné plusieurs phases finales ces dernières saisons et vous avez terminé celle-ci à la première place assez largement, comment avez-vous géré ce statut de favorite ?
L’année dernière, c’était vraiment une grosse déception. Ça s’était joué à rien. On avait encore plus la rage de le faire cette saison, car il y a vraiment tout au club pour être en Élite 1.
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Quel a été le discours à la mi-temps ?
Il n’y avait pas de panique, on était très sereine. On était persuadé qu’on allait les avoir. Même si on n’était pas devant au score à la mi-temps, on faisait douter nos adversaires et fallait continuer.
Qu’est-ce que ça représente de présenter le bouclier de championne de France devant 18 000 personnes à Deflandre ?
C’était un truc de ouf, on était trop contentes. On était encore en tenue de match, toujours dans l’euphorie de notre victoire. On a vraiment senti beaucoup beaucoup de soutien de la part du public et ça fait vraiment plaisir de voir les Rochelais à fond, que ce soit derrière les gars ou même derrière nous.
C’est votre deuxième saison à La Rochelle, pourquoi avoir choisi ce club ?
J’étais à Rennes avant, j’avais envie de changer de cadre de vie et de me rapprocher de la mer. J’ai visité toute l’infrastructure du club avec Alexandre Barès (l’entraîneur en chef N.D.L.R), qui m’a parlé du projet de la montée et ça m’a vraiment plu. Il y avait beaucoup de moyens mis en œuvre et j’avais vraiment envie de participer à cela.
Quels sont les moyens mis à disposition par le club (contrats, entraîneurs…) ?
J’aime beaucoup cette question. Aujourd’hui en France, que ce soit en Élite 1 ou 2, il n’y a pas de professionnalisation. Seules les filles qui sont internationales à XV ou à 7 ont un contrat. Je suis pro avec la FFR, car je joue avec le Seven, donc j’ai la chance d’avoir un contrat pro. Mais les autres joueuses n’ont pas cette chance et c’est le cas au Stade Rochelais. Elles ont un travail à côté. Certaines se lèvent à 5h du matin ou plus tard, elles sont là le soir aux entraînements qui durent minimum trois heures. Elles rentrent chez elles pas avant 22h et elles doivent s’occuper de la maison. C’est une vie très intense, vraiment axée sur la passion. Ça représente énormément de sacrifices. Je suis très admirative de mes coéquipières !
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Crédit photo : Stade Rochelais

