Samedi 23 mai (16 h 30), les Espoirs du Stade Rochelais retrouvent le Racing Club de France en quart de finale, à Tours. Le talonneur Mathis Clavier (20 ans) revient en exclusivité pour Fièvre SR, sur la saison des jeunes pousses maritimes. Entretien.
Comment le groupe aborde-t-il ce quart de finale ?
Comme toute équipe présente en phase finale, je pense qu’on est super excités. Le 6 sur 6, c’est top ce qu’on a fait. Mais maintenant, la phase finale, ça n’a rien à voir avec les phases de poules ou les play-offs. On sait très bien que ça va être beaucoup plus compliqué. C’est pour ça qu’on essaie d’être précis toute la semaine, de revoir nos plans de jeu et d’être assez sereins pour ne pas se mettre la pression trop rapidement.
Avez-vous préparé ce match de la même manière qu’un match de championnat classique ?
Oui et non. On a tous switché parce qu’on sait très bien que ça peut être notre dernier match. Et ce n’est pas du tout ce dont on a envie. La concentration est tout aussi présente lorsque c’est un match de play-off ou de phase de poules. Mais il y a ce petit truc en plus qui nous fait dire que c’est un quart de finale. Ça reste une semaine comme les autres, avec un peu moins de charge le lundi. C’était surtout dédié à la vidéo. Mardi, c’était vidéo avec un gros entraînement où on a travaillé les courses. Concernant le physique, c’est comme une semaine normale. Jeudi, c’est pareil, c’est un entraînement intense. Et vendredi, place à la mise en place.
Quel bilan dresses-tu de votre saison ?
C’est une très bonne saison globalement. On a fini troisièmes de la phase de poules. On a été un peu déçus de perdre contre Brive chez nous. Mais on a vu notre évolution à chaque match. Lors des play-offs, ça s’est bien déroulé. On était très soudés. On l’a vu sur cette période parce qu’on n’a pas forcément eu tous nos joueurs. On a eu beaucoup de blessés et des joueurs avec les pros. C’est là qu’on voit qu’on a un grand effectif qui se bat.
Qu’est-ce que ce groupe a de différent par rapport aux années précédentes ?
On est beaucoup plus soudés. On est énormément soudés. Depuis le début de saison, on en parle. C’est vraiment notre base de travail, que ce soit en attaque comme en défense, surtout en défense. On a vraiment des mecs qui se valent tous. Tout le monde est soudé et a envie de donner le meilleur de lui-même. Comme Baptiste Gatuingt nous l’avait dit, il y a beaucoup de 2007 qui ont énormément joué. Ça élève leur niveau et celui des anciens. Après, nous les 2006, on s’entendait déjà très bien en Crabos avec la génération 2007. Les retrouver en Espoirs, ça n’a été que du positif. On s’entend tous bien, même avec les 2004 et les 2005. Franchement, on est très soudés. C’est un groupe qui vit très bien.
Comment as-tu accueilli le fait que certains professionnels redescendent avec vous, à l’image d’Ugo Pacome par exemple ?
C’est que du plus. Je pense que tout le monde est très content de l’avoir. Il apporte sa sérénité, celle d’un joueur qui a joué en Pro D2 la saison dernière et qui évolue aujourd’hui en Top 14. Quand il redescend avec nous, il a envie de jouer. Il donne le meilleur de lui-même. Il ne se prend pas pour un autre à faire n’importe quoi. Il reste dans le plan de jeu. C’est très bien pour nous.
Cette saison, tu es devenu un élément incontournable du groupe Espoirs, avec cinq essais marqués. T’attendais-tu à être aussi décisif ?
Je ne sais pas si on peut dire que je m’y attendais. Je l’espérais. La phase de poules a été très compliquée pour nos trois autres talonneurs. Il y a eu un blessé de longue durée dès le premier match. Après, Gabin Garault s’est blessé, puis Maël Sarraute. Donc j’étais le seul talonneur disponible. J’étais sûr de jouer. Sean Dougall m’a dit : « Vas-y, joue ». Donc oui, je suis très content de mes performances. Sean et Baptiste sont très contents aussi. Je ne pouvais pas espérer mieux.
Durant la saison, as-tu eu envie d’évoluer avec le groupe professionnel ?
Oui, je l’ai eu toute la saison. Mais je n’ai pas eu l’occasion. C’est une petite déception, mais ce n’est pas grave. Au moins, j’ai fait quasiment tous les matchs avec les Espoirs. J’ai fait mon maximum, donc je n’ai pas de regrets sur ce point-là, juste de la déception. Mais ce n’est pas moi qui décide de ça. Je reste concentré sur ce que je sais faire.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter à présent ?
Le meilleur. Continuer sur ma lancée. Puis ce serait bien de passer le cap de la demi-finale parce que l’année dernière, on s’est arrêtés à ce stade. Les Espoirs, il y a deux ans, s’étaient aussi arrêtés en demi-finale. J’espère qu’on ne va pas stopper notre parcours en quart de finale ou en demi-finale. Accrocher une finale et pourquoi pas la gagner, ce serait encore mieux. J’espère que cette année sera la bonne. Je pense qu’on peut faire quelque chose, à condition qu’on soit tous concentrés à 100 %.
Crédit photo : Stade Rochelais

