Pour cette ultime journée de Top 14, les hommes de Ronan O’Gara, inarrêtables sur cette fin de saison, reçoivent les Soldats Roses de Paul Gustard. Actuellement aux portes de la phase finale, les Maritimes (7e) doivent sortir une prestation XXL, contre des Parisiens (3e) qui ont des raisons de briser les rêves rochelais.
Depuis la fin de l’hiver, les joueurs du Stade Rochelais sont en état de grâce. Depuis le succès à Castres, les Jaune et Noir n’ont essuyé qu’une seule défaite en Top 14 (à Bayonne) et ont accumulé 23 points sur les cinq dernières rencontres. La dynamique est des plus prospères pour le club de Vincent Merling, mais attention toutefois. Si le déplacement à Sapiac s’est soldé sur un score fleuve de 71 à 15 pour les Maritimes, on a vu une équipe du Stade Rochelais retomber dans certains de ses travers, surtout que Ronan et son staff reconduisent beaucoup de ces acteurs.
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Composition du Stade Rochelais
1. Wardi, 2. Latu, 3. Sclavi, 4 Kante Samba, 5. Cancoriet, 6. Boudehent, 7. Botia, 8. Alldritt (cap.), 9. Le Garrec, 10. Hastoy, 11. Favre, 12. Seuteni, 13. Lagivala, 14. Niniashvili, 15. West
Remplaçants : 16. Lespiaucq, 17. Penverne, 18. Lavault, 19. Waqanisaravi, 20. Timo, 21. Berjon, 22. Séguret, 23. Kuntelia
Pour cette rencontre décisive, des retours importants sont à noter : Reda Wardi, Aleksandre Kuntelia, Judicaël Cancoriet et Levani Botia, absents lors de la rencontre face à Montauban, qui vont permettre de répondre au duel physique que le Stade Français aime imposer. Car pour le Stade Rochelais, il va falloir être en maîtrise totale du match. Actuellement à 68 points, les Jaune et Noir sont à un petit point de l’Union Bordeaux-Bègles (6e) et à deux points du Racing 92 (5e). Problème, les deux formations reçoivent pour s’assurer les phases finales, comme l’a rappelé Sébastien Boboul en conférence de presse. « On n’est pas maîtres de notre destin, mais il faut qu’on fasse le job contre le Stade Français si on veut espérer quelque chose. » Et espérer, c’est le mot, car au-delà d’une victoire, bonifiée de préférence, il faut attendre du côté de la formation Jaune et Noir un faux pas des Ciel et Blanc ou des Bordelais, même si ces derniers en cas de simple victoire se feraient dépasser par les Rochelais. Un sacré casse-tête, que le staff va vivre en plus de la rencontre.
Côté Stade Français, la question de la qualification s’est terminée le week-end dernier, avec la victoire bonifiée à Jean-Bouin face à l’Aviron Bayonnais (38-21). Pour autant, la Pink Army peut jouer gros, en allant embêter le club à la caravelle. S’il est 3e, le Stade Français peut s’offrir un ticket, direction les demi-finales en cas de victoire, mais le club de l’Hérault peut conserver le sésame en allant l’emporter au Matmut Stadium, face à une équipe du LOU (10e) qui n’a plus rien à jouer. Surtout que dans l’hypothèse où Paris et Montpellier finissent à égalité, ce sont les Cistes qui passent. Une situation compliquée qui a forcément influencé la composition des Stadistes.
Composition du Stade Français
1. Abramisvili, 2. Nicotera, 3. Melikidze, 4. Azagoh, 5. Pesenti, 6. Vili, 7. Briatte (cap.), 8. Macalou, 9. Kerr-Barlow, 10. Foursans, 11. Marchant, 12. Nene, 13. Ward, 14. Dakuwaqa, 15. Barré
Remplaçant : 16. Peyresblanques, 17. Paiva, 18. Scelzo, 19. Chapuis, 20. Motasisi, 21. Ezeala, 22. Delbouis, 23. P. Alo-Emile
Les supporters rochelais vont revoir un vieil ami : Tawera Kerr-Barlow. Mais les Soldats Roses ne sont pas là pour se faire mousser. Si le XV de départ n’est pas le même, il semble que Paul Gustard et son staff veulent en découdre avec La Rochelle, avec beaucoup d’acteurs en commun, même s’il faut noter l’absence de la charnière titulaire composée d’Abadie et Carbonel. Mais quand on regarde la composition et son banc, Paris va jouer devant, et va vouloir rééditer sa victoire en octobre dernier, arrachée après une énième mêlée rochelaise pénalisée.
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Le décryptage
Une confrontation dense, c’est ce qui semble se dessiner au vu des compositions. Les Jaune et Noir envoient leur armada devant, portée par des joueurs d’expérience comme Levani Botia ou encore Reda Wardi, pour contrer une équipe du Stade Français qui s’illustre par sa puissance. Forcément, le staff a en tête la rencontre à Jean Bouin. Pourtant quand on regarde les statistiques, les deux formations ont de quoi se neutraliser. 69% de mêlées gagnées côté La Rochelle, contre 68% côté Stade Français. 13,9 touches gagnées par match pour les Jaune et Noir, contre 12,7 pour les Soldats Roses, et ça continue même dans le jeu courant. Un duel assez équilibré, qui d’autant plus, voit La Rochelle, meilleure défense à domicile, recevoir le Stade Français, meilleure attaque à l’extérieur.
Mais le match ne va pas se passer que devant. À l’arrière, on peut noter de sacrés noms qui vont avoir de l’importance et favoriser le beau jeu. Déjà, le retour du duel Le Garrec – Kerr-Barlow pour le plus grand plaisir des supporters rochelais. On a, au centre du terrain, deux joueurs plus que prometteurs qui sont Semi Lagivala et Noah Néné, tous les deux de vraies dynamites pour leur équipe. Et en parlant de dynamite, comment ne pas évoquer les fusées que sont Davit Niniashvili et Peniasi Dakuwaqa, qui vont poser bien des problèmes aux défenses, en plus d’être des sacrés marqueurs, tous les deux sont à neuf essais toutes compétitions confondues.
Le match dans le match
Dans ce focus, on a parlé de densité, et quoi de mieux que de le souligner par un duel d’anciens très robustes : Levani Botia (37 ans) vs Romain Briatte (33 ans) !
D’un côté, le taulier Jaune et Noir est très en vue cette saison, par sa qualité de grattage, avec 15 ballons grattés. Lep’s est le meilleur gratteur du championnat. Le fidjien, de par son passé de centre, est aussi très utile dans l’avancée, avec 7,5 courses en moyenne par match, pour 17,4 mètres trouvés. Il réussit constamment à bonifier ses ballons, à l’image de ses six essais inscrits cette saison. Et n’oublions pas un joli 86% de plaquages réussis.
De l’autre, le capitaine parisien se fait remarquer par sa qualité de plaquages. En moyenne c’est 10,6 plaquages par match qu’il exécute, soit quatre de plus que son vis-à-vis, en plus d’être à 90% de réussite. S’il est moins en vue dans l’avancée avec trois courses en moyenne par match, en tant que bon leader, il distribue les ballons avec 4,8 passes par match. Au final, deux profils assez différents, mais qui portent l’amour de leurs couleurs.
Pour avoir le fin mot de cette rencontre, et peut-être de cette saison, rendez-vous demain soir à 21h au stade Marcel-Deflandre ou sur Canal + Live 1. Monsieur Thomas Charabas arbitrera la rencontre. Bon match à tous !
Crédit Photo : Stephane De Sakutin / AFP

